Mardi 8 avril 2008
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les syndrome d'oedipe se manifeste à tous les ages et de manière différentes. Mais pour celui qui prend le temps de regarder, ça se voit ...
Dans les premiers ages, c'est l'amour inconditionnel du parent du sexe opposé. Nous appellerons ce cas : A.
A l'adolescence, c'est l'admiration pour le parent de sexe opposé, et et la haine de l'autre.
Puis plus tard, enfin, lorsque tout va mieux, qu'on a pu se construire, alors les choses prennent une autre tournure. La femme devient l'amie de sa mère, le père est le tendre héro de l'enfance, un
peu chieur et jaloux, mais c'est un papa quoi !
Alors imaginez une femme qui devient mère en ayant une fille. Pourquoi tout ses bisoux ne sont plus pour moi ? La femme devient jalouse et c'est humain. Mais là ou un dialogue pourrait arranger les
choses, elle se réfugie dans ... l'opposition. Ah oui, ma fille te préfère à moi ? Ben tiens, prends ça dans la gueule. Et c'est quoi ce qu'elle met dans la gueule ? L'admiration sans borne de son
père à elle pardis !
Et comment ça se manifeste ?
"Lui sait faire ceci, sait celà, il prépare, il pense, il sait, il fait toujours très bien, pas mieux que toi, non, non, toi tu fais pas de toute façon, tu vois ?"
Par trop vouloir faire de moi son père ; par trop vouloir me transformer en lui.
Lui, cet homme que je respecte par ses qualités d'avantage que par sa place, cet homme aux antipodes de ce que je ne serais jamais. Cet homme que je ne serais jamais, pris en otage par la jalousie
maladive de sa fille, elle même prenant en otage sa fille à elle pour épancher sa soif de contrôle.
Rien ne nous échoit sans faire d'efforts. Mais là ...
Elle n'aura que mon dédain en guise de réponse, je ne rentrerais pas dans son jeu.
Sans doute ma fille craindra-t-elle sa mère au point de me rejeter, de voir en moi, le sous grand père, le grand père light, édulcoré ; un has been en somme.
A hériger son père en modèle pour ma fille, elle se trompe de vie. Elle aurait du vivre avec lui, se marier avec lui et avoir un enfant avec lui.
Elle qui prône une éducation équilibrée, m'étonne de jour en jour par des réactions d'ado mal dans sa peau. Bon, je ne dis pas tout savoir, ni tout connaitre, mais des crises d'ados, j'en ai connu
pas mal. C'est un peu mon métier en fait.
Sauf que là, il s'agit de ma femme !!! J'ai du merder quelque part. Il va falloir tout recommencer. Merde. A 35 ans, c'est un peu rude.